Porteur(s)
YTIER Charline
Laboratoire(s)
équipe Françoise Helmbacher MMG
Cette formation, essentielle pour la réussite de son projet de doctorat, permettra à Charline Ytier d’acquérir les compétences nécessaires pour concevoir et mener des expérimentations animales tout en respectant les principes éthiques et scientifiques les plus rigoureux.
Dès octobre 2024, Charline Ytier débutera un doctorat sous la direction de F. Helmbacher. Son projet, intitulé « Modélisation, modulation et suivi des infiltrats fibro-adipeux intramusculaires », est soutenu par un financement de l’AFM-Telethon. Ce projet, qui commencera à l’IBDM avant de se poursuivre au MMG en 2025, vise à mieux comprendre et moduler les anomalies des progéniteurs fibro-adipogéniques (FAPs) dans le muscle squelettique. Ces anomalies sont responsables de dépôts fibro-adipeux délétères observés dans de nombreuses pathologies musculaires.
Le projet s’appuie sur des modèles murins dans lesquels la dérive fibro-adipogénique est induite expérimentalement ou génétiquement. Il intègre également l’utilisation de vecteurs viraux AAVs pour moduler ces processus et recourt à des techniques d’imagerie non-invasive par bioluminescence pour un suivi longitudinal des muscles affectés. En parallèle, des cultures de cellules pluripotentes humaines issues de patients permettront de modéliser ces mécanismes, créant ainsi une synergie entre les approches sur modèles murins et humains.
Grâce à cette formation, Charline Ytier sera en mesure de concevoir et conduire des protocoles expérimentaux en maîtrisant les principes du bien-être animal et les concepts des 3R (raffinement, réduction, remplacement). Ces compétences sont essentielles pour garantir l’avancée de son projet, qui ambitionne d’identifier des mécanismes contribuant à la formation des dépôts fibro-adipeux et de proposer des interventions modulant ces processus.
Les résultats de cette recherche pourraient ouvrir la voie à de nouvelles options thérapeutiques pour les patients atteints de pathologies musculaires, renforçant ainsi les ponts entre études sur modèles murins et humains.